Bonjour Agnese,

Merci pour le retour et les adresses courriel des participants ainsi que pour la discussion lors des journées Imagine.

Ci-dessous, le courriel que je viens de leur adresser.

Contrairement à eux, tu n’as pas été abonnée à cette lettre, dis-moi si tu veux que je t’y abonne.

Bien cordialement,

Francis

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Bonjour,

Vous avez participé à la conférence-débat « Climat, nucléaire et décroissance » lors des journées Imagine et j’ai reçu votre adresse courriel par l’organisateur des journées. Ci-dessous vous trouverez la récente lettre d'une des associations impliquées, le mpOC-Liège (Groupe de Liège du Mouvement politique des objecteurs de croissance), notez en particulier la conférence-débat de demain jeudi. Vous êtes maintenant abonné à cette lettre dont la fréquence varie entre 1 à 3 exemplaires par an, principalement pour annoncer les conférences par des intervenants extérieurs (4 par an). Pour vous désabonner, voir à la fin de cette lettre ou demandez-le moi en répondant à ce courriel.

L’autre association impliquée, Fin du nucléaire asbl (FDN), n’édite une lettre que pour ses membres : voir www.findunucleaire.be

Cordialement, pour le mpOC-Liège et Fin du nucléaire asbl,

Francis Leboutte

 


Lettre des objecteurs
de croissance de Liège

         Le 5 mai 2019

mpOC-Liège
Mouvement politique des objecteurs de croissance
Groupe de Liège

Si le contenu de la lettre ci-dessous ne s'affiche pas correctement,
vous pouvez la consulter, de même que les lettres précédentes,
à l'adresse liege.decroissance.be/lettre/.

 

Bonjour,

Vous le savez peut-être, la prochaine conférence-débat du jeudi 9 mai Penser l’antitourisme par Rodolphe Christin est remplacée par Réapprendre à vivre sur Terre avec Julien Lebrun, philosophe (détail à l'agenda ci-dessous ou du site web du mpOC-Liège). Rodolphe Christin nous reviendra certainement la saison prochaine.
 

  Sommaire

Notre prochain dimanche convivial

Le 16 juin 2019

Du côté de Stoumont, une balade en forêt couplée avec une visite de la ferme-école de Bierleux-Haut (agroécologie).

Covoiturage au départ de

pour un rendez-vous vers 10 h 50 à l'entrée du « Domein Val de Targnon », juste après le pont de Targnon sur l'Amblève (La Lienne 6, Stoumont – sur la N645).

Distance d'environ 13 km.
Retour fin d'après-midi.

Si vous comptez venir et participer au covoiturage, merci de nous écrire.

Recommandations :

Note

Les dimanches conviviaux sont des balades pédestres en nature organisées une fois tous les deux mois depuis la création du groupe de Liège du mpOC en 2009. Le point de départ de la balade est accédé par les transports en commun, sauf très rare exception et en train presque toujours. Parmi nos destinations favorites : les vallées de l’Ourthe, de la Vesdre et de l’Amblève ainsi que les Fagnes (via Eupen ou Verviers).
Pour être tenu au courant des informations à propos des balades ou d'annulation en dernière minute pour cause de mauvais temps, abonnez-vous à la lettre Marcher avec le mpOC-Liège (fréquence : quelques messages par an).

 

L'agenda du mpOC-Liège

Le piège du développement durable

La critique du « concept » du développement durable n’est bien sûr pas nouvelle.
Sur le site du mpOC-Liège, vous trouverez d’autres d’articles sur ce thème dont :

Le dernier écrit du genre par Serge Latouche, Le piège du développement durable, extrait de son livre La décroissance (PUF, collection Que sais-je ?, 2019) :

La Commission mondiale de l’ONU pour l’environnement et le développement publia, en 1987, sous l’égide de Mme Gro Harlem Brundtland qui fut, dans les années 1980, Premier ministre de son pays, la Norvège, un rapport qui porte son nom et dans lequel était définie la notion de développement durable (sustainable developement). Il s’agirait d’un mode de développement économique qui permettrait la satisfaction des besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. Très rapidement, le développement durable, ou soutenable, est devenu un mythe rassemblant tous les espoirs des développements, avec ou sans particule. Il s’agit, en effet, selon la vulgate, d’un développement « économiquement efficace, écologiquement soutenable, socialement équitable, démocratiquement fondé, géopolitiquement acceptable, culturellement diversifié(1) ». En bref, le merle blanc ! Du fait de son côté attrapetout, la notion de développement durable, avec ses mythiques trois piliers (environnemental, social et économique), rencontra très vite un énorme succès. Évoquer le développement durable permettait d’être rangé à moindres frais parmi les défenseurs de la nature.

Toutefois, pour différent qu’il soit du développement tout court, sans particule, et plus encore de la croissance traditionnelle, le développement soutenable n’en suppose pas moins une croissance vigoureuse, même si celle-ci doit se prétendre, à son tour, verte ou écologique. Nombre de personnes attachées à la préservation de la planète, prêtes à mener, individuellement ou collectivement, des actions destinées à alerter ceux qui pensaient encore que la crise écologique était une aimable fantaisie, sont tombées, de bonne foi sans aucun doute, dans le piège du développement durable. S’étant massivement emparés du slogan, ils en ont dénoncé, par la suite, le prétendu dévoiement, faisant ainsi le jeu des « écotartuffes ».

À la vérité, le « concept » de développement durable était dès l’origine chargé d’ambiguïté. L’adjectif « durable » se rapportait-il à la nature qui devait alors être durablement préservée, ou bien qualifiait-il exclusivement le développement économique, qui ne pourrait durer indéfiniment puisque la planète est, par définition, finie ? Le développement durable est, on le voit, un oxymore, cette figure de style fondée sur l’alliance de deux termes aux significations opposées qui sollicite notre attention tout en anesthésiant notre sens critique. Le discours de Nicolas Sarkozy, alors candidat à la présidence de la République, à l’université d’été des Jeunes Populaires à Marseille, le 3 septembre 2006 — et l’on pourrait multiplier les exemples — illustre bien cette ambiguïté : « Le développement durable, affirma-t-il, ce n’est pas la croissance zéro, c’est la croissance durable. » En vérité, il s’agit de nous faire accepter les dégâts de la croissance tout en nous donnant une bonne conscience écologique.

Contrairement à ce que soutiennent certains de ses défenseurs, le développement durable n’a pas été détourné de sa signification et de sa fonction originelle. Inventé, selon la légende, par des écologistes sincères, le projet aurait été, d’après eux, dévoyé par des firmes transnationales soucieuses de greenwashing et par des responsables politiques sans scrupules. Ce mythe, qui a la vie dure, ne résiste pas à l’examen des faits. Le développement durable fut lancé littéralement comme une nouvelle marque de lessive et « mis en scène » à la conférence de Rio, en juin 1992, par Maurice Strong, milliardaire canadien du pétrole et secrétaire du PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement). L’opération réussissant au-delà de toute espérance, la multitude s’y trompa, y compris les intellectuels critiques d’Attac ou les écologistes. Le développement comme concept ethnocentrique et ethnocidaire s’était imposé par la séduction, combinée à la violence de la colonisation et de l’impérialisme, constituant un véritable « viol de l’imaginaire » (selon la belle expression d’Aminata Traoré(2)), il en a été de même pour le qualificatif « durable » ou « soutenable ». La lutte des classes et les combats politiques se déroulent aussi dans l’arène des mots, même quand il ne s’agit que d’imposer des nuances sémantiques qui peuvent paraître minimes.

Lire la suite...
 

Réponses des partis politiques sur l’avenir énergétique de la Belgique et le TIAN

Soucieuse de l’état d’insécurité dans lequel les habitants de la Belgique sont placés tant par l’état catastrophique de nos centrales nucléaires que par l’absence de vision du gouvernement actuel, comme d’ailleurs des précédents, sur la question énergétique, l’ASBL Fin du nucléaire a posé 4 questions sur cette thématique aux partis politiques présents au niveau fédéral.

Dans ce qui suit, nous présentons une analyse synthétique des réponses apportées par les partis à ces questions. Soulignons d’emblée que tous les partis ont joué le « jeu démocra­tique » en acceptant de nous répondre, à l’exception notable du CD&V, malgré le rappel qui lui a été fait. Sans doute ce parti n’a-t-il rien à dire sur la problématique de l’énergie, au même titre que le Vlaams Belang et le Parti Populaire que nous préférons ignorer.

À propos des 2 réacteurs fissurés

Des milliers de fissures ont été découvertes dans les cuves des réacteurs T2 (Tihange 2) et D3 (Doel 3) en 2012, à la suite de quoi ces réacteurs ont été arrêtés pendant près de 3 ans — la durée cumulée de deux épisodes distincts — , le temps pour Engie-Electrabel et l’AFCN (Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire) d’élaborer une justification à leur redémarrage.

Pourtant, il est clair que ces fissures, des « indications atypiques » comme a osé les qualifier le directeur de l’AFCN, violent le principe fondamental de génie nucléaire d’« exclusion de rupture » — un principe aussi inscrit dans la loi belge —, comme l’ont confirmé, si besoin était, des experts internationaux et la NRC, l’agence de contrôle nucléaire étasunienne.

Face à cette évidence, 5 partis éludent tout simplement la question : cdH, DéFI, Ecolo, MR et PS. Deux autres, Groen et sp.a, répondent mais bottent en touche, reportant dans le futur une improbable décision enfin adaptée à la situation. La N-VA et l’ Open Vld se réfugient derrière les soi-disant compétence et indépendance de l’AFCN, refusant ainsi d’assumer leur rôle politique et de protéger les citoyens contre l’incurie d’Engie-Electrabel et de l’AFCN. Le PTB fait exception en étant le seul parti à vouloir l’arrêt immédiat de ces 2 réacteurs.

Lire la suite de cette analyse, les questions et les réponses...


 

Le manifeste de Génération climat

Génération climat est un collectif de jeunes militants écologistes francophones, né dans le cadre des grèves scolaires pour le climat en Belgique en 2019. Le manifeste :

Pour la première fois depuis des décennies, nous, les jeunes, sommes convaincus que notre vie ne sera pas meilleure que celle de nos parents. La raison de cet avenir sombre ? Un modèle de société mortifère, qui détruit la vie sur Terre et défait les équilibres des écosystèmes et les liens sociaux.

Nous ne croyons plus au progrès vendu par votre génération de responsables politiques et industriels et vos chiens de garde. Nous désirons autre chose, un autre horizon que celui de l'accumulation matérielle et l'aliénation des individus.

Nous ne voulons plus de la croissance et de l'expansion économique, car cette quête insensée et aveugle, inhérente à notre civilisation industrielle, nous mène vers le gouffre écologique.

Lire la suite...
Site web et page Facebook de Génération climat.

 

Pour le mpOC-Liège,
Francis Leboutte

Mouvement politique des objecteurs de croissance, groupe de Liège
Tél : 04 277 91 42
Courriel : info @ liege.mpOC.be
Site : liege.decroissance.be

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– Fréquence de cette lettre : de 1 à 3 exemplaires par an. Le site est mis à jour régulièrement (agenda, dimanches conviviaux, pétitions, documents divers classés par thèmes,...).
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