Lettre de Liège-Décroissance

         Le 28 décembre 2021

Chers membres et sympathisants,

Le mpOC-Liège – qui dorénavant s’appellera Liège-Décroissance – tente de renouveler avec sa tradition d’organiser une conférence-débat tous les deux mois. Au vu de la montée en puissance de la résistance et de la désobéissance aux mesures liberticides et à la stratégie du choc du gouvernement, y compris de la part de représentants de l’État (police et parquets qui ne poursuivront pas ceux qui garderont ouverte leur salle de spectacle), nous espérons que nous rencontrerons moins d’obstacles que pour la conférence que nous avions organisée le 25 août dernier (« Covid-19(84) ou la vérité (politique) du mensonge sanitaire », voir la rubrique consacrée à cette conférence de Michel Weber, conférence que vous pouvez réécouter : www.liege.decroissance.be/covid.htm#covid1984).

Nous vous invitons donc à ces deux prochaines soirées : ce mercredi 29 décembre à la projection d’un documentaire sur la « fausse science » suivi d’un échange entre les participants ; et le 1er février à une conférence-débat « Covid : faits essentiels ». Vous trouverez tous les détails sur ces deux soirées dans la rubrique Agenda ci-dessous ou sur notre site web.

Il est possible que certains d’entre vous s’étonnent de la place que nous donnons au covid et aux mesures sanitaires prises par le gouvernement. Il nous semble évident que ces mesures sont avant tout des mesures liberticides qui nous menacent tous, tout en étant, sur le plan sanitaire, des mesures incohérentes, contre-productives et n’ayant aucune justification scientifique, et que finalement, elles visent à nous empêcher de porter toute critique, contestation et revendication sans même parler de toutes leurs conséquences désastreuses du point de vue sociétal et individuel, en particulier des enfants. C’est difficile à comprendre et encore plus à croire, mais les nombreux articles et documents que nous relayons sur notre page web « Réinformation covid » (dont quelques-uns ci-dessous) devraient pouvoir convaincre n’importe qui à condition de les lire ou écouter.

Sur la montée de la pensée totalitaire et la fin possible de nos libertés, nous vous recommandons tout particulièrement la lecture d’une interview de Matthias Desmet, professeur de psychologie clinique à l’université de Gand, réalisée par DeWereldMorgen.be en janvier 2021 (traduite en Français)  ; et/ou d’écouter une autre interview de Matthias Desmet réalisée en novembre 2021 (voir ci-dessous ou sur notre page web covid, liege.decroissance.be/covid).

Voici le début de la réponse de Matthias Desmet à la question «  Les politiciens d’aujourd’hui fondent-ils leurs mesures anti-corona sur des hypothèses scientifiques erronées ?  » :

« Je pense que oui. Ici aussi, nous voyons une sorte de croyance naïve en l’objectivité se transformer en son contraire : un manque radical d’objectivité avec des masses d’erreurs et d’imprécisions. De plus, il existe un lien sinistre entre la montée de ce type de science absolutiste et le processus de formation des masses et le totalitarisme dans la société. Dans son livre Les origines du totalitarisme, la philosophe et politologue germano-américaine Hannah Arendt décrit comment ce processus s’est déroulé entre autres dans l’Allemagne nazie. Les régimes totalitaires en devenir se rabattent généralement sur un discours « scientifique ». Ils montrent un grand intérêt pour les chiffres et les statistiques, qui se transforment rapidement en pure propagande, caractérisée par un « mépris des faits » radical. Le nazisme, par exemple, a fondé son idéologie sur la supériorité de la race aryenne. Toute une série de soi-disant chiffres scientifiques soutenait leur théorie. Aujourd’hui, nous savons que cette théorie n’avait aucune valeur scientifique, mais à l’époque les scientifiques ont défendu le point de vue du régime dans les médias ».

Sommaire

Remarque préliminaire

Pour réduire l’empreinte carbone des documents audios et vidéos disponibles sur notre site web, la lecture en continu (streaming) est désactivée : avant de pouvoir écouter ou regarder un de ces documents, le fichier sera entièrement téléchargé sur votre équipement. Dans la même optique, le poids de ces fichiers a été réduit (mégabyte) au prix d’une réduction de la résolution. Pour information, la vidéo sur internet est responsable de 1 % des émissions de gaz à effet de serre anthropique (en 2018 – et cette part est en augmentation).

Agenda

Mercredi 29 décembre 2021, 19 h 30 (19 h), Liège

Fausse science
Projection d’un documentaire sur la fausse science suivi d’un échange entre les participants (avec un modérateur).

De nombreux exemples de stratégies de désinformation par les entreprises et les décideurs, dans tous les secteurs de l’industrie, ont été analysés et documentés ; ces stratégies ont été et sont mises en œuvre dès le moment où les conclusions des scientifiques indépendants vont à l’encontre des intérêts de l’industrie. À tout seigneur tout honneur, les cigarettiers dans les années 1950 qui, pour contrer les premières preuves scientifiques de l’apparition de tumeurs cancéreuses par le tabac, ont, à coup de millions de dollars, monté des laboratoires de « recherche » en engageant des scientifiques mercenaires pour montrer les bienfaits du tabac jusqu’à ce que le scandale éclate plusieurs décennies plus tard. Autres stratégies conçues par cette industrie : harcèlement et menace sur les scientifiques indépendants, soudoiement de scientifiques de renom supposément indépendants et manipulation des processus démocratiques.

Parmi tous les autres exemples, citons le cas de l’amiante finalement interdit en Europe une centaine d’années après les premiers avertissements et les nombreux cas ayant touché l’industrie pharmaceutique depuis que celle-ci s’est constituée en entreprises mondialisées (le Vioxx de Mercks, l’Avandia de GlaxoSmithKline et plus récemment le Remdesivir de Gilead, développé contre les virus Ebola et Marburg et recyclé contre le SARS-COV2, coûteux, inefficace mais aux effets secondaires dangereux).

Organisateur : Liège-Décroissance (mpOC-Liège www.liege.decroissance.be).
Au CRIE Liège, Rue Fusch 3, 4000 Liège.
Entrée à prix libre. Accueil dès 19 h.
Dès avant l’entrée dans la salle, merci d’éteindre votre téléphone mobile pour prendre soin des personnes électrohypersensibles.

Mardi 1er février 2022, 19 h 30 (19 h 00), Liège

Covid : faits essentiels (conférence-débat)

Organisateur : Liège-Décroissance (mpOC-Liège www.liege.decroissance.be).
Au CRIE Liège, Rue Fusch 3, 4000 Liège.
Entrée à prix libre. Accueil dès 19 h.
Dès avant l’entrée dans la salle, merci d’éteindre votre téléphone mobile pour prendre soin des personnes électrohypersensibles.

Le projet de la décroissance en 6 minutes (Serge Latouche, interview, 2020)

Serge Latouche – qu’on ne présente plus – nous rappelle quelques points essentiels du projet sociopolitique de la décroissance : pourquoi ce mot « Décroissance », pourquoi une alternative à la société capitaliste est-elle indispensable et pourquoi retrouver le sens des limites ? Les trois axes de la décroissance comme projet global (simplicité individuelle, expérimentation collective et politique). Pourquoi la science et la technologie ne sont pas une solution. Pourquoi la croissance c’est fini. Comment éliminer le chômage.

Pour en savoir plus, lire un des livres de Serge Latouche, par exemple La décroissance dans la Collection Que sais-je ? (2019 – lire cet extrait sur le développement durable). Ou voir notre bibliographie, pour d’autres livres de Serge Latouche et d’autres auteurs : liege.decroissance.be/bibliographie.htm.

Covid

Les articles et documents ci-dessous constituent certains des ajouts les plus récents de notre page covid et sont présentés dans l’ordre où ils apparaissent dans les différentes rubriques de cette page.

Présentation et alternative thérapeutique

Une conférence de presse de 3 médecins belges à Liège le 8 décembre 2021 : Anne Franchimont, médecin généraliste, Michel Bureau, neuropsychiatre et Frédéric Caruso, anesthésiste-réanimateur qui font partie d’un groupe d’une cinquantaine de médecins, généralistes et spécialistes de tous horizons, actifs sur le terrain des soins avant et depuis le début de la crise covid.
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J’ACCUSE

Par Catherine Fallon (Université de Liège), Nicolas Thirion (Université de Liège) et Élisabeth Paul (Université de Bruxelles). Le 2 décembre 2021.

Nous accusons les différents gouvernements belges :

Nous accusons une majorité de parlementaires belges :

Le naufrage de la gauche politique face au Covid

Par Toby GREEN (professeur d’histoire au Kings College London, auteur de The Covid Consensus : The New Politics of Global Inequality) et Thomas FAZI (écrivain, journaliste et traducteur, auteur de Reclaiming the State). Le 23 novembre 2021.

[…] Un autre facteur expliquant l’adhésion de la gauche aux « mesures Covid » est sa foi aveugle dans la « science ». Celle-ci trouve ses racines dans la foi traditionnelle de la gauche dans le rationalisme. Cependant, une chose est de croire aux vertus indéniables de la méthode scientifique, une autre est d’être complètement inconscient de la façon dont ceux qui sont au pouvoir exploitent la « science » pour faire avancer leur agenda. Pouvoir faire appel à des « données scientifiques solides » pour justifier ses choix politiques est un outil incroyablement puissant entre les mains des gouvernements. C’est, en fait, l’essence même de la technocratie[…]

« Les consultants qui ont gagné des millions de dollars en conseillant des entreprises et des gouvernements ont obtenu des postes prestigieux, du pouvoir et des éloges publics, tandis que les scientifiques qui travaillaient bénévolement, mais osaient remettre en question les récits dominants étaient accusés d’être en conflit. Le scepticisme organisé était considéré comme une menace pour la santé publique. Il y a eu un affrontement entre deux écoles de pensée, la santé publique autoritaire contre la science – et la science a perdu » (citation de John Ioannidis, professeur de médecine et d’épidémiologie à l’université de Stanford).

En définitive, le mépris flagrant et la moquerie de la gauche à l’égard des préoccupations légitimes des gens (concernant les confinements, les vaccins ou les passeports sanitaires) sont honteux. Non seulement ces préoccupations sont enracinées dans des difficultés réelles, mais elles découlent également d’une méfiance légitime envers les gouvernements et les institutions qui ont été indéniablement capturés par les intérêts des entreprises. Quiconque, comme nous, est favorable à un État véritablement progressiste et interventionniste doit répondre à ces préoccupations, et non les rejeter[…]
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Je suis un conspirationniste !

Par Francis Leboutte le 18 octobre 2021.

Les données de mortalité générale en Belgique pour les trois premiers trimestres 2021 sont disponibles. Il s’agit donc de tous les décès, toutes causes confondues, covid inclus.

Sur les cinq dernières années et pour les trois premiers trimestres de l’année, c’est en 2021 que le total des décès est le plus faible (voir le graphique ci-contre), malgré une population qui augmente et qui vieillit.

Dès lors, pourquoi instaurer en cette fin 2021 un passe sanitaire (« covid safe ticket »), maintenir les mesures de contrainte (masque, etc.) et en fait organiser une obligation vaccinale qui ne dit pas son nom ? Évidemment, je pose cette question car je suis un conspirationniste !

De quoi sommes-nous morts en Belgique l’année du covid ? […]
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Les mesures contre le coronavirus révèlent des traits totalitaires

Une interview de Mattias Desmet, psychothérapeute et professeur de psychologie clinique à l’université de Gand, réalisée par Partrick Dewals pour DeWereldMorgen.be (18 janvier 2021). Traduite en Français par Kairos le 9 février 2021.

« Peu de phénomènes ont eu un impact aussi profond au niveau mondial et aussi rapide que l’épidémie actuelle du covid-19. En un rien de temps, la vie humaine a été totalement réorganisée. Comment cela a-t-il pu se produire, quelles en sont les conséquences et à quoi pouvons-nous nous attendre pour la suite ? Nous l’avons demandé à Mattias Desmet, psychothérapeute et professeur de psychologie clinique à l’université de Gand ».

Extrait :

Les politiciens d’aujourd’hui fondent-ils leurs mesures anti-corona sur des hypothèses scientifiques erronées ?

Je pense que oui. Ici aussi, nous voyons une sorte de croyance naïve en l’objectivité se transformer en son contraire : un manque radical d’objectivité avec des masses d’erreurs et d’imprécisions. De plus, il existe un lien sinistre entre la montée de ce type de science absolutiste et le processus de formation des masses et le totalitarisme dans la société. Dans son livre Les origines du totalitarisme, la philosophe et politologue germano-américaine Hannah Arendt décrit comment ce processus s’est déroulé entre autres dans l’Allemagne nazie. Les régimes totalitaires en devenir se rabattent généralement sur un discours « scientifique ». Ils montrent un grand intérêt pour les chiffres et les statistiques, qui se transforment rapidement en pure propagande, caractérisée par un « mépris des faits » radical. Le nazisme, par exemple, a fondé son idéologie sur la supériorité de la race aryenne. Toute une série de soi-disant chiffres scientifiques soutenait leur théorie. Aujourd’hui, nous savons que cette théorie n’avait aucune valeur scientifique, mais à l’époque les scientifiques ont défendu le point de vue du régime dans les médias. 

Hannah Arendt décrit comment ces scientifiques se sont détériorés pour atteindre un niveau scientifique douteux et elle utilise le mot « charlatans » pour le souligner. Elle décrit également comment l’essor de ce type de science et de ses applications industrielles s’est accompagné d’un changement sociétal typique. Les classes ont disparu et les liens sociaux normaux se sont dégradés, avec beaucoup d’anxiété et de malaise indéterminés, de perte de sens et de frustration. C’est dans de telles circonstances qu’une masse se forme, un groupe aux qualités psychologiques très spécifiques. En principe, lorsqu’une masse se forme, toute la peur qui envahit la société est liée à un seul « objet » – les Juifs, par exemple – de sorte que la masse s’engage dans une sorte de lutte énergique avec cet objet. Sur ce processus de formation de masse se forme alors une organisation politique totalement nouvelle : l’État totalitaire.

Aujourd’hui, on constate des phénomènes similaires. Il y a une énorme souffrance psychologique, un manque de sens et une absence de liens sociaux dans la société. Puis vient une histoire qui pointe vers un objet de peur, le virus, après quoi la population lie en masse sa peur et son malaise à cet objet de peur. Entretemps, l’appel à unir ses forces pour combattre l’ennemi meurtrier est constamment entendu dans tous les médias. Les scientifiques qui apportent l’histoire au peuple reçoivent en retour un pouvoir sociétal impressionnant. Leur pouvoir psychologique est si grand qu’à leur suggestion, toute la société renonce brusquement à toute une série de coutumes sociales et se réorganise d’une manière que personne n’aurait cru possible au début de l’année 2020.

–  Lire l’intégralité de cet interview

–  Voir cet autre interview de Matthias Desmet (3 novembre 2021, 68 minutes)

Covid-19 : le port du masque dès 6 ans pour les enfants ! Avons-nous perdu la raison ? Que disent les études scientifiques et la législation ?

Par l’Independent Scientific Institute (décembre 2021)

Résumé

La particularité du système immunitaire inné des enfants fait que le covid est pour eux une maladie bénigne et ils sont peu actifs dans la chaîne de transmission du coronavirus. Il n’y a pas de preuves que masquer les enfants non malades – les enfants malades doivent rester chez eux – réduise la transmission du virus, surtout qu’une mauvaise utilisation du masque, chose fréquente chez l’enfant, augmente le risque de contamination. Assurer la qualité de l’air en intérieur fait baisser le risque de transmission à un niveau pratiquement nul. L’infection étant pour eux sans danger, elle procurerait aux enfants l’avantage d’une immunité large et durable, efficace contre la transmission. Les enfants pourraient même développer des anticorps sans jamais être testés positifs et sans être contagieux. Les tests sérologiques montrent d’ailleurs que 40 % d’entre eux sont déjà immunisés. Le masque est pénible et présente des risques accrus pour la santé physique et mentale des enfants en plein développement, dont les conséquences à long terme sont méconnues. L’intérêt supérieur de l’enfant ne nous semble donc pas rencontré. Masquer les enfants amène plus de problèmes de santé, ainsi que des destructions cognitives et comportementales, pour un gain illusoire.

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L’océan, cimetière des déchets du Covid

Blouses médicales, masques ou emballages de colis… La quantité de déchets plastiques liés au Covid est colossale, selon une étude scientifique. Ils finissent majoritairement dans les océans et représentent une « nouvelle menace pour la vie animale ». Selon les auteurs, entre mars 2020 et août 2021, 26 000 tonnes de déchets plastiques en lien avec la pandémie auraient atterri dans l’océan. L’équivalent, en poids, d’une flotte de 2 500 bus, ou d’un troupeau de 4 500 éléphants. La suite sur le site de Reporterre (novembre 2021).

Une mesure efficace et sans effets collatéraux : l’aération

À propos de l’efficacité des aérations et ventilations pour juguler les risques épidémiologiques en lieux clos

Un article du #covidrationnel (4 décembre 2021). La conclusion de l’article :

La ventilation devrait être LA mesure non pharmaceutique prioritaire. Contrairement à toutes les mesures mises en avant jusqu’à présent, aération et ventilation n’entraînent pas d’effets secondaires dommageables sur l’éducation, le vivre ensemble ou l’activité économique. Au contraire, elles peuvent être facilement maintenues sur le long terme et avoir des effets bénéfiques sur la propagation des autres infections respiratoires, ainsi que sur la qualité de toutes nos activités, notamment d’apprentissage, en intérieur.

LIRE (sur le site du #covidrationnel)

Traitement et prévention

Notre page covid contient de nombreuses informations sur

Voir liege.decroissance.be/covid.htm#trait

Vaccination

Pourquoi il ne faut pas vacciner les jeunes contre le covid

Un argumentaire court à distribuer aux jeunes et à leurs parents, rigoureusement basé sur des documents scientifiques (listés ci-dessous), notamment ceux de #covidrationnel (covidrationnel.be), un groupe d’universitaires belges. Il a été réalisé par l’IRA-Liège (Information, Résistance et Action), un collectif de citoyens de tous horizons, parents, grands-parents ou sans enfant, préoccupés et fâchés par le caractère non scientifique, antidémocratique et anticonstitutionnel des décisions des gouvernants belges depuis le début de l’épidémie (printemps 2020) et particulièrement depuis la campagne de propagande vaccinale. Et aussi très inquiets à propos des conséquences négatives des mesures de contraintes sur la santé et le développement psychosocial des jeunes, conséquences qui ne pourront que s’aggraver avec cette campagne de vaccination forcenée et la pression psychologique exercée à leur encontre pour les inciter à s’y soumettre.

Lire la suite.

Note éthique et scientifique concernant l’obligation vaccinale des soignants et de l’ensemble de la population

Par un collectif de 22 universitaires belges et de l’UC Lille.

À partir de considérations éthiques et de constats scientifiques actuels, nous plaidons pour le respect du consentement libre et éclairé de chaque personne, sur la base d’une balance risques-bénéfices bien établie, et contre toute obligation vaccinale.

Résumé (par le collectif)

Un collectif pluridisciplinaire de scientifiques, juristes et éthiciens issus de plusieurs universités adresse une note éthique et scientifique aux différentes instances concernées du pays, en particulier le Comité consultatif de bioéthique (CCB), pour qu’elles réévaluent leurs positions à propos de l’obligation vaccinale portant sur les vaccins anti-covid actuels. Selon les auteurs de la présente note, solidement étayée aux plans scientifique et éthique, les valeurs et principes en présence, combinés aux données de terrain et informations scientifiques les plus récentes, ainsi qu’aux enjeux d’une balance bénéfices/risques réactualisée et différenciée selon les situations, ne permettent pas d’envisager une telle obligation pour les soignants et, plus largement, pour la population en général. Car une obligation vaccinale avec les vaccins anti-covid actuels ne serait en rien inoffensive, proportionnée, nécessaire ni suffisante.

Les auteurs soulignent que les formes graves de la maladie touchent essentiellement des patients à risques (âge ou comorbidités) à présent bien connus et identifiables, et qu’un protocole de prise en charge ambulatoire précoce est reconnu et peut être appliqué en Belgique dès aujourd’hui. En s’appuyant sur les données de pharmacovigilance actuelle, ils soulignent que l’innocuité des vaccins anti-covid actuels est trop faible pour envisager qu’ils puissent être imposés à tous sans exposer un nombre significatif d’individus sains à des effets secondaires graves. Enfin, ils soutiennent que le meilleur moyen d’exercer une solidarité efficace et de protéger les patients les plus vulnérables à l’hôpital n’est pas de vacciner tous les soignants ni toute la population, puisque les vaccins réduisent temporairement les contaminations et les transmissions, mais ne les empêchent pas. Il convient plutôt d’organiser, quand cela apparaît nécessaire, un testing régulier et gratuit des personnes vaccinées et non vaccinées qui travaillent ou demeurent au chevet des patients.

Le 3 novembre 2021, le Conseil supérieur de la santé (CSS) s’est positionné en faveur d’une obligation vaccinale du personnel soignant en s’appuyant sur un avis du Comité consultatif de bioéthique émis en décembre 2020. Or cet avis, antérieur aux premières campagnes de vaccination, est inévitablement inactuel au regard du questionnement sociétal et des données présentes. Les universitaires et scientifiques signataires de la présente note éthique appellent le CCB et le CSS à réactualiser leurs positions et à constater que les conditions sont loin d’être réunies pour toucher aux principes supérieurs du consentement libre et éclairé de la personne humaine et de son intégrité physique.

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La vaccination ne diminue pas le nombre de cas de covid-19

Une synthèse de l’article publié le 30 septembre 2021 dans l’European Journal of Epidemiology analysant les données publiques d’augmentation de cas de covid en fonction des taux de vaccination dans les populations de plusieurs pays et régions (comtés) des États-Unis.

Un extrait de cette étude menée par un scientifique de l’université de Harvard (Harvard Center for Population and Development Studies) :

« Au niveau des pays, il ne semble pas y avoir de relation discernable entre le pourcentage de la population entièrement vaccinée et les nouveaux cas de COVID-19 au cours des 7 derniers jours (Fig. 1). En fait, la ligne de tendance suggère que les pays dont le pourcentage de la population entièrement vaccinée est plus élevé présentent un plus grand nombre de cas de COVID-19 par million d’habitants. Notamment, Israël, dont plus de 60 % de la population est entièrement vaccinée, qui a enregistré le plus grand nombre de cas de COVID-19 par million d’habitants au cours des 7 derniers jours. L’absence d’association significative entre le pourcentage de la population entièrement vaccinée et les nouveaux cas de COVID-19 est également illustrée, par exemple, par la comparaison entre l’Islande et le Portugal. Ces deux pays, dont plus de 75 % de la population est entièrement vaccinée, comptent plus de cas de COVID-19 par million d’habitants que des pays comme le Vietnam et l’Afrique du Sud, dont environ 10 % de la population est entièrement vaccinée ».
LIRE

Interviews de 3 scientifiques de haut niveau sur la vaccination (vidéos)

Geert Vanden Bossche est un virologue et vaccinologue belge. Il nous explique les dangers de la vaccination de masse en période d’épidémie et surtout lorsqu’on a affaire à un virus qui mute comme dans le cas du SARS-CoV-2.
VOIR (36 minutes, décembre 2021).

Christian Vélot est généticien moléculaire à l’université Paris-Saclay. Il s’exprime sur les dangers de la vaccination de masse avec les pseudovaccins (vaccins génétiques à ARN et ADN) qui pourraient aboutir à l’apparition d’un virus mutant très agressif, sur le variant omicron, etc.
VOIR (65 minutes, décembre 2021).

Martin Zizi est un médecin belge titulaire d’un doctorat en Biophysique Moléculaire, Hygiène et Santé Publique et a mené une double carrière dans les institutions gouvernementales et universités étasuniennes et belges (par exemple, comme Président du comité de bioéthique de la Défense belge). Actuellement il est le directeur d’une société implantée en Californie et en Belgique.
Au cours d’une analyse des propos (mensongers) du Premier ministre belge Alexander De Croo sur RTL-TVI, Martin Zizi explique certains des risques rédhibitoires des vaccins génétiques.
VOIR (40 minutes, 17 novembre 2021).

Bibliographie

Les deux dernières entrées en date :

Le confinement par les nuls
Démocratie, État de droit et crise sanitaire – Essai intempestif
Presses universitaires de Louvain, décembre 2021
Nicolas Thirion

Qu’une pandémie survienne est une chose, mais qu’elle enclenche, en temps de paix, un tel système de restrictions des libertés publiques en est une autre. Des pans entiers de notre existence quotidienne ont été atteints de façon inédite. Pire encore, notre vie « privée » a été et reste mise en danger. Mais pourquoi donc et comment ?

Qu’une pandémie survienne est une chose, mais qu’elle enclenche, en temps de paix, un tel système de
restrictions des libertés publiques en est une autre. Circuler, se réunir, manifester, être éduqué, travailler, etc. : des pans entiers de notre existence quotidienne ont été atteints de façon inédite. Pire encore, notre vie « privée » a été et reste mise en danger. Mais pourquoi donc et comment un objectif dit « de santé publique » peut-il faire vaciller les principes fondateurs de l’État de droit démocratique et ceux de la démocratie représentative ?
Ce livre est percutant et décapant. Il dresse, pour la Belgique, un premier bilan, rigoureux et sans la moindre concession, des atteintes réelles portées à l’État de droit et à ses mécanismes démocratiques. Mais, dans un esprit prospectif, il tente aussi une hypothèse : ces atteintes graves se sont greffées, puis multipliées, sur des dérives bien antérieures à la pandémie. En somme, un régime politique, lui-même déjà grippé, peut voir son état de santé subitement se détériorer quand survient une crise qui nécessiterait de s’en tenir, pour la traverser, aux fondamentaux de l’État de droit.

Écouter une interview de Nicolas Thirion à propos de son livre (20 minutes, RTBF).

Covid-19 : par-delà la censure
Publication collective. Éditeurs : Grappe et Kairos. 261 pages, septembre 2021.

Comment penser la crise du covid ? Quel regard citoyen porter sur ce qui nous arrive depuis mars 2020 ? Comment se positionner ? Saisis par l’ampleur des bouleversements entraînés par les politiques mises en place, les auteurs du collectif Elaïa ont souhaité mettre en chantier des réflexions ouvertes et citoyennes sur les nombreuses problématiques qui se sont fait jour : vaccins, masques, tests PCR, information et désinformation, obligations et restrictions, atteintes aux libertés, droit à la santé, certificat sanitaire, surveillance, contrôle, traçage, mise en péril de la démocratie, loi pandémie, etc. Dans un souci revendiqué de préserver la liberté d’expression et de lutter contre discrimination, pensée unique et propagande, ils se proposent d’emmener le lecteur dans une exploration rigoureuse et créative, et de chercher avec lui comment irriguer la pensée, sans la contraindre ni l’enfermer. « covid-19 : par-delà la censure » est une invitation à relire et réinventer nos choix citoyens, de façon éclairée et libre.

 

Bien cordialement,
Pour Liège-Décroissance,
Francis Leboutte

Tél : 04 388 39 19 et 04 265 66 29
Courriel : info @ liege.mpOC.be
Site : liege.decroissance.be

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– Fréquence de cette lettre : de 2 à 3 exemplaires par an.
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