Lettre de Liège-Décroissance

         Le 30 avril 2023

 

   Sommaire

Notre conférence du 3 mai 2023

Malheurement la conférence « Totalitarisme ou projet de la décroissance » ne pourra avoir lieu, Marc Weinstein étant souffrant. Elle est reportée à plus tard, fin de l’année.

N’ayant pas voulu décevoir ceux qui avaient déjà bloqué la soirée du 3 mai, nous échangerons sur l’évolution politique en Occident grâce à Bernard Legros qui dira son point de vue sur cette question qu’il connaît bien et dont il nous donne un aperçu dans le journal Kairos d’avril-mai (disponible chez la plupart des marchands de journaux et dans certaines librairies). Vous trouverez deux extraits de cet article ci-dessous.

Extrait de l’agenda de notre site web (liege.decroissance.be/#agenda) :

 Mercredi 3 mai 2023, 19 h 30 (19 h 00), Liège
 Quelle évolution politique en Occident ?
 Le néolibéralisme, la gauche et l’extrême droite
  Conférence-débat avec Bernard Legros

Bernard Legros, né en 1963, est membre de Liège-Décroissance, collaborateur à Kairos et auteur ou co-auteur de plusieurs essais, dont le dernier en date s’intitule Précis d’anti-covidisme (Quartz, 2022).

La configuration politique actuelle est certainement moins aisée à comprendre que par le passé, entre un néolibéralisme toujours puissant et paraissant indéboulonnable, une gauche sur la défensive et parfois idéologiquement confuse et une extrême droite traditionnelle opportuniste qui tente de prendre la main sur les deux premiers, après avoir combattu la politique sanitaire du gouvernement tant sur la Toile que dans la rue (et en étant la seule à l’avoir fait). Conséquemment, une certaine confusion règne dans chaque camp, confusion qu’il faut tenter de dissiper, à condition de le faire sans préjugés idéologiques et sans attitude surplombante ou arrogante. « Seul le parler-vrai devrait avoir cours entre adultes démocrates », rappelle l’essayiste Hugues Stoeckel. C’est à cet exercice salutaire que nous vous convions.

Organisé par Liège-Décroissance (www.liege.decroissance.be) :

Deux extraits de l’article de Bernard Legros publié dans le journal Kairos d’avril-mai :

1) À propos de ce qu’il s’est passé depuis 2020 et de la « gauche » :

C’est particulièrement le cas des milieux antifascistes et d’une partie de la gauche, prisonnière de sa doctrine anticapitaliste étroite et datée, héritée du léninisme. De deux choses l’une :

  • ou bien elle n’est plus capable d’identifier précisément d’où provient le vrai danger extrémiste ; elle persiste à le dénicher dans les arrière-salles des bars où se réunissent une poignée de néo-nazis, plutôt qu’au Forum économique mondial (WEF) ou aux sièges des Big Pharma — les premiers représenteraient une menace pour la démocratie plus sérieuse que tous les autres. Albert Bourla serait-il plus fréquentable qu’Eric Zemmour ? Or l’extrémisme 3.0 se vêt autant de costumes élégants que de treillis et de combat shoes. Ou comme l’écrit Lauren Weisberger, « le diable s’habille en Prada » ;
  • ou bien elle ne veut pas faire cette mise à jour qui l’obligerait à sortir de son confort intellectuel. Jean-Claude Michéa a dûment montré que la gauche — y compris la gauche extrême — a rejoint le camp libéral depuis l’affaire Dreyfus (1894-1906) et s’y sent vraisemblablement très à son aise. Que reste-t-il de révolutionnaire chez elle, à part dans le domaine de l’éthique ? Qu’y reste-t-il même d’important d’un point de vue ne serait-ce que réformiste ? Peut-être la cause des migrants et des sans-papiers, qui est devenue le point d’orgue de ses luttes.

2) À propos de la droite :

La plus claire est la droite libérale, bleue, centriste et qui se veut évidemment démocratique : le Mouvement réformateur (MR) en Belgique francophone, l’Open-VLD en Flandre et Les Républicains (LR) en France. Si les deux premiers sont encore bien présents sur la scène politique, les troisièmes ont été engloutis par le macronisme, « en même temps » que tous ont perdu en chemin les préceptes du libéralisme classique, se limitant à chanter les louanges du marché libre et sans entraves, quand bien même a-t-il montré ses limites économiques, sociales, éthiques et écologiques depuis longtemps déjà. Sur ce plan-là, les libéraux sont peut-être en retard dans la guerre des idées, mais ils continuent à dominer le champ institutionnel en ayant contaminé, depuis des lustres, les autres partis par leur dogme de la priorité au Marché et à l’Entreprise, y compris les partis socialistes depuis François Mitterrand. Le ralliement des sociaux-démocrates de gauche et de droite au néolibéralisme en pensant combattre l’extrême droite — « La société de consommation et l’individualisme plutôt que les fachos ! » — restera une erreur politique ineffaçable. Alors que, ce faisant, ils l’ont alimentée, et continuent à l’alimenter ! Avançons ici la principale thèse de l’article. Le péril actuel mérite a minima l’appellation d’autoritarisme anti-démocratique (expression que je reprends de Dardot et Laval, cf. infra). Nous ajouterons qu’il est à la fois centriste et extrémiste à sa manière, un « extrême centre ».

Recours en annulation du décret 5G wallonretour au sommaire

Le Collectif stop5G.be annonce qu’il entreprend un recours dans son communiqué du 21 avril (source : la lettre du Collectif du 25 avril) :

Pour faciliter le déploiement de la 5G et comme annoncé dans un communiqué[1] par le ministre-président de la Région de Wallonie, Elio Di Rupo, le parlement wallon a voté sans état d’âme un décret[2] qui réduit encore un peu plus la faible protection dont les citoyens disposaient contre les effets délétères des rayonnements micro-ondes de la téléphonie mobile. À titre d’exemple de ce que permet cette nouvelle « norme de protection », un opérateur qui voudrait installer une antenne 5G ou autre sur un nouveau site pourrait émettre avec une puissance telle que la population riveraine subirait un rayonnement dix fois plus intense que ce qui était autorisé avec la norme précédente[3].

Cela fait plus de 60 ans que des scientifiques et des médecins s’inquiètent des effets des rayonnements micro-ondes comme en témoigne un colloque tenu en 1957 à Washington[4].

Depuis plus de 20 ans, les appels nationaux et internationaux se succèdent pour un abaissement des limites de puissance d’émission autorisées et la constitution d’organismes de régulation qui soient indépendants de l’industrie et réellement au service de la santé publique. Entre de nombreux autres appels, plus de 400 scientifiques et médecins ont signé le « 5G APPEAL » initié en 2017 et par lequel ils « demandent un moratoire sur le déploiement de la 5G. La 5G augmentera considérablement l’exposition aux rayonnements micro-ondes, dont il a été prouvé qu’ils sont nocifs pour l’homme et l’environnement »[5].

Très récemment, neuf experts de la pollution électromagnétique des pays nordiques ont publié un article dans les « Annals of Clinical and Medical Case Reports » par lequel ils demandent l’arrêt du déploiement de la 5G et un cadre réglementaire plus strict sur les rayonnements micro-ondes des technologies sans fil.[6] Ils mentionnent deux des toutes premières études sur l’impact de la 5G. L’une d’entre elles a montré qu’une antenne 5G a « provoqué une augmentation extrême du rayonnement micro-ondes dans un appartement. En l’espace de quelques jours, les résidents ont souffert des symptômes typiques de l’exposition aux micro-ondes : troubles graves du sommeil, vertiges, problèmes de peau, difficultés de concentration, acouphènes, troubles de la mémoire à court terme, confusion, fatigue, tendance à la dépression, symptômes cardiaques et pulmonaires, palpitations cardiaques et sensation de lourdeur dans la poitrine ».

Face à l’indigence intellectuelle et morale ainsi qu’au mépris du gouvernement et du parlement wallon[7] pour la santé des citoyens et son déni des conséquences écologiques du déploiement de la 5G en matière de consommation d’énergie, de dérèglement du climat et d’extraction de ressources non renouvelables, le Collectif stop5G.be a mandaté son avocat pour déposer un recours en annulation du décret.
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[1] Le communiqué de presse du 21 avril 2022 : https://dirupo.wallonie.be/home/presse--actualites/communiques-de-presse1/presses/plan-de-relance--vers-un-deploiement-encadre-de-la-5g-en-wallonie.html

[2] Le décret 5G voté le 7 décembre 2022 : https://stop5g.be/fr/doc/BE/RW/decret5G-2022/Moniteur_Decret-5G_16dec2022.pdf.

[3] Exactement 9,4 fois plus intense : la densité de puissance autorisée par antenne passant de 23,9 mW/m2 (3 V/m) à 224,5 mW/m2 (9,2 V/m).

[4] Proceedings of tri-service conference on biological hazards of microwave radiation, 15-16 july 1957. Pattishall, Evan G. George Washington Univ, 1958. https://archive.org/details/DTIC_AD0115603. Pour d’autres informations similaires, voir la Réponse à l’enquête publique à propos de l’augmentation de la limite de protection contre les radiations électromagnétiques de 6 à 14,5 V/m en Région bruxelloise, https://www.stop5g.be/fr/htm/Reponse-enquete-5G-Bruxelles_aout22.htm.

[5] https://www.5Gappeal.eu

[6] La traduction en français de cet article : https://electrosmog.grappe.be/doc/sc/div/Hardell-et-autres_Appel-nordique_mars2023.pdf

[7] Dans son communiqué annonçant le décret, le ministre-président ose se prévaloir du principe de précaution : « Le Gouvernement wallon franchit une nouvelle étape dans le déploiement encadré de la 5G en Wallonie, dans le respect du principe de précaution… ».

Klaus Schwab, l’écotartufe du moisretour au sommaire

À lire dans le journal La Décroissance d’avril 2023, cet article extrêmement bien documenté sur Klaus Schwab, le fondateur du Forum économique mondial, grand ordonnateur des rencontres de Davos, promoteur du « Great Reset » et auto-promu au grade d’écolo. Ci-dessous le début de l’article (vous devriez encore trouver le journal chez les marchands de journaux, sinon vous pouvez le commander en écrivant à La Décroissance/Casseurs de pub, 52 rue Crillon, BP 36003, 69411 Lyon cedex 06, France et en versant 6 € sur le compte Creditcoop Saint-Etienne, FR76 4255 9100 0008 0037 0027 182) :

Avis aux chasseurs de « complotistes » ou autres « conspirationnistes » : le texte qui suit ne vise pas à décrire Klaus Schwab comme un maître du monde qui tire les ficelles, impose son ordre et nous dirige à volonté, nous peuple d’automobilistes dominés, pauvres victimes passives devant nos écrans. Il s’agit simplement de prendre M. Schwab pour ce qu’il est, une grosse légume particulièrement influente, et de le lire dans le texte.

Ça tombe bien, le fondateur du Forum économique mondial s’est transformé en écrivain prolifique ces dernières années. Dans ses livres-testaments, l’octogénaire reconnaît que le développement capitaliste fait face à de menues contradictions écologiques et sociales, rongé « par de terribles inégalités et un dangereux manque de durabilité » : « les inégalités de revenus dans de nombreux pays ont atteint des niveaux jamais vus dans l’histoire récente, notre modèle de croissance est brisé, et l’environnement se dégrade chaque jour davantage, entrainant des ravages et des conflits ».

Société intégrale

« Je fais partie de ceux qui ont assisté aux premières loges à la création du système économique mondial actuel et, avec le recul, le verdict est mitigé », concède notre homme. L’expansion a atteint les limites, elle ralentit inexorablement : « une croissance économique de moins de 3 % par an semble être la nouvelle norme », se désole-t-il. Lui qui nous gratifie chaque année d’un rapport sur la compétitivité globale, indiquant les politiques à suivre – par exemple la précarisation de la main-d’œuvre en France pour rendre le marché du travail plus « flexible » –, est chagriné par la stagnation des gains de productivité.

Dans un contexte de contraction économique, d’envolée de l’endettement, d’inflation et d’inégalités « exacerbées », Klaus Schwab s’inquiète : « un profond sentiment d’injustice envahit le monde ». Les sociétés seraient en proie à la division. Des citoyens voteraient de plus en plus pour les représentants de l’extrême centre, rejetteraient la mondialisation et l’ordre néolibéral. Ces ingrats seraient même séduits par le terrible « populisme ». Les dirigeants susciteraient une défiance toujours plus profonde. Le débat politique deviendrait plus polarisé. Peut-être même que la lutte des classes ressurgirait, face à « l’extrême concentration du pouvoir économique entre les mains d’une très petite minorité de super-riches » – dixit celui qui, chaque année, reçoit avec faste cette très petite minorité à Davos. Les protestations s’accentueraient ces dernières années, et même l’assignation à résidence de la population n’a pas suffi à les étouffer : « entre 2019 et 2020, le nombre de manifestations a augmenté de 7 % dans le monde, malgré les confinements et autres mesures gouvernementales mises en place pour limiter les rassemblements publics… ».

Cette « agitation sociale » constitue « l’un des dangers les plus profonds » selon l’auteur du retentissant Covid-19 : la grande réinitialisation. Anticipant une augmentation « spectaculaire » du nombre de personnes sans emploi, sans revenu, sans perspective, « inquiètes, malheureuses, amères, malades et affamées », il craint qu’une « éruption » de révolte conduise jusqu’à « la désintégration de la société et à l’effondrement politique ». Aussi invoque-t-il l’avènement d’un « capitalisme des parties prenantes » pour cimenter la société, avec quelques indicateurs alternatifs au PIB qui mesureraient la bonne cohésion de l’ensemble, et des dirigeants formés « à devenir plus empathiques » (qu’il en parle aux Young Global Leaders qu’il a couvés, comme son ami Manuel Macron, ce personnage si empathique…). Face aux crises et autres chocs qui « viendront perturber nos vies, menacer nos sociétés, mettre en danger nos économies et mettre la paix en péril », il appelle à renforcer la gouvernance mondiale et le pouvoir des États, à « faire entrer dans le rang » toutes les composantes de l’organisation sociale totale. Individus, associations, entreprises, pouvoirs publics, tous doivent coopérer, embrigadés par un « grand récit » optimiste, et avancer « à l’unisson » pour maximiser la prospérité d’un monde unifié par le marché et la technique. Ainsi le système économique hégémonique deviendrait-il plus « inclusif », « résilient » et bien sûr « durable ».

Réchauffement technologique

Car Klaus Schwab est devenu un grand écolo. N’invite-t-il pas Sainte Greta Thunberg aux réunions annuelles de Davos depuis 2019 ? Le réchauffement climatique est une priorité de leur agenda global. Rassurez-vous, il ne s’est pas converti à la décroissance : pour lui, le salut réside dans « la vitesse stupéfiante des progrès scientifiques et technologiques actuels », qui connaissent des taux de croissance « exponentiels ».

Son espoir, il le place avant tout dans les « innovations » tant célébrées par les fanatiques habituels du Progrès. Le visionnaire ne peut rien imaginer d’autre que le triomphe des fantasmes high-tech à brève échéance : la population toujours plus entassée dans les villes disposera de fermes verticales, de flottes de véhicules autonomes, de drones et autres robots.

[…]

Pierre Thiesset

Ukraineretour au sommaire

Nous organiserons une conférence en septembre ou octobre 2023 au sujet de la guerre en Ukraine. En attendant, nous vous suggérons de lire l’excellent éditorial du journal Kairos d’avril-mai qui traite de cet épineux sujet à propos duquel il est difficile de faire entendre un avis divergent du gouvernement. Les premiers paragraphes de l’éditorial :

Les mêmes qui s’enorgueillissent sans cesse de la liberté de la presse et de leur ouverture, comparés aux « méchants » tels Poutine, sont plus silencieux quand il s’agit de créer le débat, donc d’entendre des points de vue contradictoires et qui ne leur plaisent pas. S'ils affichent un combat, c'est celui qui leur permettra indirectement de pourfendre « la dictature » et en miroir de se présenter comme bon : Olivier Vandecasteele sur le fronton des maisons communales, mais pas Julian Assange.

Le même processus a lieu quand les médias mainstream refusent la carte blanche d’Anne Morelli, et celui qui ne saisit pas la portée que représente ce refus fait montre d'une incompréhension, naïve ou volontaire, quant à la fonction des médias du pouvoir. Fonction que ces derniers ne vont évidemment jamais reconnaître. Ainsi, lorsque Vladimir Poutine, dans son discours, explique : « Nous avons fait tout notre possible, vraiment tout notre possible pour résoudre ce problème par des moyens pacifiques, nous avons patiemment négocié une issue pacifique à ce grave conflit », l’éditorialiste en chef du Soir feint de ne pas comprendre, et écrit dans un éditorial qui illustre parfaitement toute l’arrogance de l’Occident : « Cela fait un an que cet homme tient entre ses mains le destin de l’Ukraine et le sort de la paix dans le monde, faisant régulièrement craindre cette troisième guerre mondiale dont il a remis la possibilité à l’agenda ».

Béatrice Delvaux en oublie les propos récents de Merkel admettant que les accords de Minsk ne furent qu’une mesure dilatoire permettant au pouvoir de Kiev, soutenu par l’Otan, de mieux préparer la guerre. Amnésie aussi sur les promesses orales faites à l’époque par les États-Unis à Gorbatchev de ne pas étendre les frontières de l’Otan. Plus récemment, cécité sur les conclusions d’un des plus illustres journalistes américains, Seymour Hersch, quant à l’évidence de la responsabilité étasunienne dans les attentats contre les pipelines de North Stream 1 et 2… acte de guerre notoire.

Doit-on s’étonner alors que l’article d’Anne Morelli ne lui plaise guère, ainsi qu’au quotidien La Libre, quand l’historienne, auteure de Principes élémentaires de propagande de guerre a le courage de dire : « Il faut persuader l’opinion publique que nous sommes en état de légitime défense et que c’est l’“autre” qui a commencé. Ce sont ses visées expansionnistes qui lui ont dicté son attaque. C’est donc évidemment la Russie qui est présentée comme seule responsable de la guerre en Ukraine. Pourtant Machiavel (1469-1527) avait déjà prévenu que celui qui dégaine le premier son épée ne doit pas forcément être considéré comme responsable du conflit. Il peut en effet avoir été mis dans une situation telle qu’il n’y a plus pour lui d’autre possibilité que l’entrée en guerre ouverte. Les Occidentaux parlent ainsi de l’“attaque” de l’Ukraine par la Russie en février 2022, sans prendre en compte le fait que l’avancée de l’OTAN vers l’Est est, du point de vue russe, une menace concrète contre son territoire à laquelle – acculée – elle doit bien finir par “répondre”. »

[…]

Alexandre Penasse

Covid : un bilan et trois livresretour au sommaire

Un bilan

Guillaume Girard, ingénieur spécialisé en gestion des risques chimiques et biologiques, nous livre un remarquable bilan en sept points de la crise covid de 2019 à février 2023 sur base de plus de 200 références :

  1. Les précédents du Sars et le détournement de la recherche virologique
  2. La peur du virus est démultipliée et produit un effet de choc
  3. La suppression du diagnostic, du traitement précoce, et de la contradiction, préparatifs aux essais délétères
  4. L’enfermement et l’anéantissement socio-économique
  5. Le mirage vaccinal biotechnologique
  6. Le déploiement au bulldozer et l’effacement de la contradiction
  7. Les lanceurs d’alerte avaient raison

À lire

Trois Livres

Trois livres publiés en 2023 qui feront date, les deux premiers ayant déjà figuré en tête du classement des meilleures ventes en France.

1) Covid 19, ce que révèlent les chiffres officiels : mortalité, tests, vaccins, hôpitaux, la vérité émerge

Pierre Chaillot. L’Artilleur, janvier 2023, 480 pages.

« Pierre Chaillot est statisticien. Depuis le début de la crise du Covid, il a collecté scrupuleusement toutes les semaines l’intégralité des données officielles disponibles sur les sites d’EUROSTAT, de l’INSEE, de la DREES et des différents ministères. Mortalité, occupation des lits, positivité des tests, âges, etc.

Deux ans d’un travail méticuleux, qu’il a rendu public régulièrement sur sa chaîne Youtube “Décoder l’éco”, suivie par plus de 50 000 personnes. Qu’a-t-il constaté ? De gigantesques anomalies.

En France comme dans tous les autres pays européens, la mortalité de l’année 2020 standardisée (c’est-à-dire étudiée par tranches d’âges et non pas en données brutes) est au niveau de celle de l’année 2015 soit la septième année la moins mortelle de toute l’histoire de France.

Quant à la mortalité de l’année 2021, elle au niveau de celle de 2018, la troisième la moins mortelle de toute l’histoire de France.

Les chiffres présentés par les médias et les organes publics sont partiels et tronqués, aussi bien en ce qui concerne la mortalité que l’activité hospitalière ou l’efficacité vaccinale. Il expose dans ce livre la totalité de ses recherches pour qu’enfin un débat scientifique serein puisse avoir lieu sur cette crise dont les conséquences sont loin d’être derrière nous ».

2) Les Apprentis sorciers – Tout ce que l’on vous cache sur l’ARN messager

Alexandra Henrion Caude. Albin Michel, mars 2023, 162 pages.

« Je ne suis pas complotiste mais généticienne, l’une des plus renommées d’après certains. Dans ce livre, je vous dirai ce qu’est l’ARN messager, celui qui compose les vaccins anti-covid. Parce que vous avez le droit de savoir. Êtes-vous prêts ? »

« Lauréate du prestigieux prix Eisenhower Fellowship aux États-Unis en 2013, Alexandra Henrion Caude a dirigé plusieurs équipes de recherche en génétique à l’hôpital Trousseau, puis à Necker en tant que directrice de recherche de l’Inserm. Elle a découvert l’implication de l’ARN dans différentes maladies génétiques de l’enfant et a révélé l’existence des ARN MitomiR, qui servent aux régulations fondamentales de la cellule ».

3) Des tortues jusqu’en bas – Vaccins, science et mythe

Anonyme. Editions Marco Pietteur, avril 2023, 406 pages. Publié en hébreu en 2019 et en anglais en 2022.

Après sa publication en Israël, voici ce qu’en disaient Nati Ronel, professeur de criminologie, et Eti Elisha, criminologue senior, dans le Harefuah Medical Journal de septembre 2019 :

 « Nous avons trouvé ce livre bien écrit, sérieux, scientifique et majeur… Nous le recommandons sincèrement comme un ouvrage à la fois scientifique, médical et grand public à lire absolument. Il devrait être au centre d’une discussion scientifique, rationnelle, logique, sceptique et critique sur la vaccination systématique… Ses auteurs devraient être salués pour leur travail scientifique colossal et approfondi, ainsi que pour leur courage de penser en dehors du cadre imposé par l’establishment ».

Parmi les mythes que le livre démonte figure celui selon lequel la vaccination serait à l’origine de l’éradication des grandes maladies infectieuses du passé. Ci-dessus un graphique extrait du livre on ne peut plus clair à ce sujet (cliquer pour agrandir). « Notre santé n’a jamais été aussi bonne » est un autre mythe propagé par les autorités sanitaires, « ignorant la vague de morbidité chronique qui déferle sur le monde occidental depuis au moins le milieu du XXe siècle … handicapant physiquement une part toujours plus grande de la population, en particulier les enfants, et les rendant dépendants des médicaments pour vivre au quotidien ».

 

Bien cordialement,
Pour Liège-Décroissance,
Francis Leboutte

Tél : 04 388 39 19 et 04 265 66 29
Courriel : info@liege.decroissance.be
Site : liege.decroissance.be

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– Fréquence de cette lettre : de 2 à 3 exemplaires par an.
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